"Nos relations avec la mairie ont toujours été très bonnes, mais là, il faut reconnaître qu'on nous met devant le fait accompli..." Sacha fait partie de l'équipe du Respùblica depuis ses débuts, en 2011 : "C'est en allant participer, volontairement, aux réunions autour du projet Euratlantique, en présence d'Alain Juppé (l'actuel maire de Bordeaux, ndlr) qu'on a découvert qu'il se ferait sans nous et qu'on allait devoir partir." 

En effet, la ville de Bordeaux planche depuis plusieurs années sur le projet Bordeaux 2030, qui comprend la création d'un quartier d'affaires, "Bordeaux-Euratlantique". "Je pense que la survie d'un endroit comme le Respùblica, c'est le cadet de leur souci. En tout cas, personne n'a émis le souhait de trouver une solution. De notre côté, on est en train de chercher un nouveau lieu. Pas sûr qu'on ouvre sous le même nom", regrette Sacha.

Le club fédérait, et fédère encore jusqu'au 11 juin, une bonne partie de la scène locale hardtek, hardcore, trance, jungle et drum'n'bass, tout en conviant de très grands noms de la psytrance comme Ace Ventura ou Astrix à venir se produire.

Pour finir en beauté, les gérants du club organisent la bien nommée "The End - Destruction Session Finale" le 11 juin prochain, et investissent la totalité du club... soit pas moins de 5 dancefloors ! Côté programmation, elle sera composée d'artistes locaux et autres habitués du Respùblica, avec un panel des genres variés et alternatifs qui ont fait la réputation du club.