Écrit par Marjolaine Casteigt

On connaissait déjà le pointu Yeah Festival de Lourmarin, orchestré par Laurent Garnier himself et ses fidèles dans le Vaucluse. Cette année, le Luberon s'apprête à accueillir un petit nouveau, au style différent : l’Idyllique Festival. Le projet a été monté par le collectif Transi-Son, « une bande de collègues motivés », basé à Apt. « Ici, c’est un coin plutôt rural, avec des paysages vraiment sympas qui contrastent avec le désert culturel local » décrit Axel, le président de la structure, accompagné de Gabriel, son bras droit et trésorier.

Le théâtre des Mines de Bruoux, où se déroulera une soirée. © Idyllique Festival

Leurs moyens sont modestes, comme le souligne ce dernier : 
« La mairie nous soutient, mais notre projet est complètement autofinancé ». Mais avec la passion comme moteur, ils sont bien décidés « à prendre le Nord Luberon ». Avec l'art et la manière. Les particularités de l’Idyllique ? Ses soirées mixeront les genres, allant du hip-hop à la techno, en passant par le trip-hop et la house. Et elles se dérouleront dans trois lieux emblématiques du patrimoine local.

Celui qui se trouve au pied des Mines de Bruoux, à Gargas, est sans doute le plus remarquable d'entre eux. C’est dans son antre au teint ocre que Gerald Mitchell (Underground Resistance) se produira le dimanche 26 juin. Un air de Detroit dans le « Colorado provençal » : il fallait oser. Transi-Son l’a fait. 


« Ici,
on est servis en termes de teufs, mais au niveau des trucs cadrés, il n’y a strictement rien, malgré une grosse demande du public », déplore Axel. Et il sait de quoi il parle, lui qui a baigné dans le milieu free avant de se lancer dans l’organisation d’événements plus soft, mais plus diversifié sur le plan musical. D'ailleurs les gars de Transi-Son n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Ils avaient déjà défendu les musiques actuelles dans le coin avec le Murs’Attack Festival. "C'était notre premier projet et on avait réussi à mobiliser une solide base de fans », se remémore Axel.

Avec l’Idyllique, Transi-Son s'inscrit dans une démarche plus personnelle. « On peut maintenant se permettre de programmer plus d'artistes émergents et indés, comparé a beaucoup d'autres structures du Sud-Est qui prennent ce qui est sûr de plaire pour remplir les salles », avance Axel.


Il poursuit : « On est vraiment dans un délire autour du savoir-vivre, c’est ce qu’on veut transmettre à travers l’Idyllique et sa programmation, qu’on a voulue chaude et ensoleillée. » De quoi attirer la population locale, voire « faire venir les gens de loin », selon le jeune organisateur.