Photo en Une : © Denis Charlet 

Hier, une lettre a été envoyée par l’association FreeForm à l’adresse du premier Ministre, dans l’espoir de voir se renouer un lien entre le ministère de l’intérieur et les différents représentants de la culture free party. Cette année, alors que le Teknival sera illégal, ce qui n’est plus arrivé depuis 2003 et le Free Open Festival, les revendications exprimées par les soundsystems sont claires. Reprises dans un communiqué, elles demandent entre autre l'abrogation du volet de la loi Mariani qui impose la confiscation du matériel sonore si les participants à la free sont plus de 500 et qu’ils n’ont pas déclaré la fête à la préfecture ainsi que l'annulation des "procédures abusives".

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En effet, la loi Mariani semble avoir révélé son inapplicabilité. "Quand on voit que, 14 ans après, sur les 4000 soirées organisées chaque année, seule 2 ou 3 sont déclarées sur toute la France, on mesure combien cette loi est inadaptée. On peut aussi ajouter que, quand les procureurs ou les préfectures demandent la confiscation de ce matériel de musique, 8 fois sur 10, les juges le restituent car les conditions d’une saisies n’étaient pas réunies ou la sanction demandée excessive".

Free party (Renée Bourgeois)

© Renée Bourgeois

La répression ne portant pas ses fruits, la reconstruction d’un lien semble essentielle et nécessaire. « On trouve ça dommage que le lien se soit perdu avec le ministère de l’intérieur. Certes il ne s’agit pas que des problèmes intérieurs, mais ça en est aussi, concernant la sécurité par exemple » explique Samuel Raymond, membre de FreeForm. Remplacer la sanction pour la discussion est la principale revendication de cette lettre. « Sur la questions des nuisances sonores par exemple, il y a pas mal de soundsystems qui sont d’accord pour dire qu’ils mettent trop fort et qu’il ne font pas attention mais en même temps, ils savent qu’ils risquent de se faire saisir et de se faire taper sur la gueule, du coup ils y vont à fond », ajoute-t-il.

Son message principal concerne la jeunesse, à laquelle l’association demande de faire confiance. Se plaçant dans une position de médiation entre ce que veulent les jeunes et les structures souhaitées par les politique, FreeForm souligne que si une logique de respect et un climat de confiance arrive à se rétablir, tout le monde devrait réussir à s'y retrouver.

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