Photo en Une : © MA7R

1/ TANGRAM

Tangram Records (logo)

Gagnant de la catégorie “meilleur label belge” aux Red Bull Elektropedia Awards en 2015 et de plus en plus présent hors de la scène belge grâce à son label nights, Tangram est devenu un incontournable. L’histoire commence en 2012. Joris Vaes et ses amis d’Up High Collective souhaitent presser un vinyle reprenant cinq tracks tout frais d’Up High Collective. Arrivés à l’usine de pressage, ils se rendent comptent qu’une structure d’entreprise est nécessaire : le label est né.

Tangram Records s’intéresse surtout aux jeunes artistes en devenir et croit en la collaboration. “Nous travaillons très étroitement ensemble et nous privilégions le contact personnel avant de parler musique ou business”, nous explique Joris. Leur musique est un mélange d’électronique et de hip-hop sur lesquels ont déteint des influences jazz et soul qui, avec le funk, font partie de l’ADN du label.

Concernant l’avenir, si les amis pouvaient se réveiller un jour et s’être transformés en véritables geeks de l’informatique, développer une application ou un site web pour accueillir toutes leurs activités (sorties, événements, dj sets, radio-shows, conférences éducatives, design, photographie, animation…), ce serait leur rêve. En attendant, différentes sorties sont pour bientôt, dont un EP de remix de l'album Mellow de Yellowstraps et Le Motel (écoute du remix réalisé par Lefto ci-dessous en exclusivité), un vinyle reprenant plusieurs remix que LTGL a produit au cours de ces dernières années, ainsi que des nouvelles sorties de Day Fly et d'Up High Collective.

2/ ANTE-RASA

Ante-Rasa (logo)

Ante-rasa existe depuis 2007 et est né du refus de considérer la musique comme un bien de consommation courant. L'idée est de réduire les intermédiaires entre le producteur et l’auditeur dans une démarche sincère, libre et avec un minimum de compromis.

Espace d'expression indépendant mettant en évidence une techno sombre, brute, dense et hypnotique, “l’intention est de susciter une remise en question de l’influence de notre environnement artificiellement hostile, consumériste et aliénant sur nos comportements. Il ne s’agit pas de repartir d’une page blanche, mais plutôt de ne pas considérer nos acquis comme définitifs, en faisant preuve de discernement entre imprégnation passive et choix lucides et volontaires, nécessaires à notre évolution”.

Pour compléter leurs cinq sorties actuelles sur lesquelles Lakker et Stanislav Tolkachev font leur apparition aux côtés du Belge Roebin de Freitas, Ante-Rasa a prévu d’accoucher de nouveaux projets prochainement. Une nouvelle sortie de Roebin de Freitas, l'habitué du label, en mai avec un remix d'Orphx, un projet avec Imugem Orihasam et Yaporigami ainsi qu'un EP de l'artiste suisse Ambareesh.

 

3/ MEAKUSMA

Meakusma (logo)

Le duo derrière Meakusma, qui fonde son label en 2008, organise des événements depuis la fin des années 90. Polyvalents, les membres animent également des workshops et des émissions radio. Jusqu’à présent, ils ont réussi à aligner un nombre impressionnant d’artistes nationaux et internationaux. Ne se contentant pas d’un genre en particulier, leur musique voyage entre techno, house et sons expérimentaux.

Dédaignant les conventions stylistiques et souhaitant mettre en lumière certains artistes locaux, leurs sorties mélangent producteurs reconnus et moins connus. Après avoir signé des artistes comme Kassem Mosse, Vakula, Move D, Madteo, Terrence Dixon, Peter Van Hoesen, Mix Mup, Ryo Murakami, Marcellus Pittman etc., leur ambition les mène cette année à organiser un festival à Eupen, leur ville natale.

 

4/ VLEK

Vlek (logo)

Vlek est un terme qui signifie “junk” en patois bruxellois et qui est utilisé pour nommer les produits de mauvaise qualité. Le nom du label témoigne de sa volonté de créer tout le contraire. Amoureux de musique, les fondateurs de Vlek créent leur label à la fin de l’année 2010.

À travers Thin Consolation et Plynt, l’organisation de soirées ainsi que via leurs émissions radio, ils ont toujours travaillé en collaboration avec des artistes. Vu le peu de structures de développement en Belgique, “l'idée de Vlek était de réunir nos expériences pour essayer de donner aux artistes autour de nous une chance de se faire connaître au-delà de nos frontières”. Les fondateurs ont en commun la recherche d’une certaine qualité et ce, sans prise de tête. Leur but : servir de tremplin aux jeunes artistes. “Cet état d'esprit fait que nous sommes très heureux de voir nos artistes nous quitter pour signer avec d'autres structures, qui pourront continuer le travail que nous aurons initié.”

Après leurs 24 sorties en 5 ans, ils ne comptent pas s’arrêter là. Pour le futur, ils continueront à réaliser les pochettes d'album à la main et souhaitent également augmenter le nombre d’exemplaires de chaque sortie (qui sont très souvent sold out), ainsi que s’étendre au niveau international de manière plus concrète.

 

5/ WE PLAY HOUSE

We Play House Recordings (logo)

Créé en 2007, le label sort ses premiers EPs en 2008. “J’ai commencé We Play House Recordings pour sortir la musique de San Soda, un ami rencontré à Deinze, ma ville natale, non loin de Gand. À partir de là, les choses ont évolué, de plus en plus d’amis se sont impliqués et ont commencé à produire pour le label”, raconte Bart Van Neste (aka Red D), fondateur du label.

Loin des tendances et des modes, cette musique ne s’embête de rien d’autre que du goût des personnes qui gravitent dans la structure. “Ce sont les mélodies qui font la loi. Les tracks c’est pour les hipsters, les sons pour les amateurs.” L’album Wanderlust de Metrobox est la dernière sortie en date, mais d’autres écloront durant l’année, dont celles de Krewcial (une icône du hip-hop belge), Fabrice Lig, Jus Raw et TJ Kong.


“Ce sont les mélodies qui font la loi. Les tracks c’est pour les hipsters, les sons pour les amateurs.” – We Play House

6/ FONDATION SONORE

Fondation Sonore (logo)

Ce label a été créé en 2011, un an après que ses membres aient commencé à organiser des événements à Bruxelles. “Nous l'avons créé dans la même optique que nos événements, nous voulions sortir la musique qui nous plaisait et qui était assez dure à trouver à l'époque. Nous voulions aussi réunir des artistes qui n'avaient jamais travaillé ensemble.” C'est ainsi qu’une collaboration a été organisée entre Ancient Methods et Kareem pour leur premier EP.

La qualité étant le mot d'ordre, elle prend le pas sur la quantité. Orienté hard techno et techno industrielle, ce label a sorti la bande du film documentaire Paris/Berlin: 20 Years of Underground Techno, réalisé par Amélie Ravalec, co-fondatrice du label. “Cette BO réunit la plupart de nos tracks techno préférés, avec des morceaux d'Ancient Methods, Adam X, Regis, Kareem, Archae & Grovskopa, Oyaarss, Makaton et DnA.”

Dans son catalogue de sorties, le label compte également un morceau d’Adam X sous le nom Mass-X-Odus. “Nous l'avions trouvé sur un vieux clip YouTube d'une de ses performances live en 2007, qu'il n'avait jamais publiée, et nous avons donc décidé de le sortir.” Pour le futur, Fondation Sonore continuera à régaler Bruxelles en organisant des événements ; du côté du label, plusieurs projets sont en préparation.

7/ FOOT JUICE

Foot Juices (logo)

Foot Juice, avant d’être un label, est un concept de soirée. Le footwork et la juke en sont les genres musicaux de prédilection. Les artistes invités sont de renommée internationale, mais également locale. L’esprit du label se veut progressiste. “Notre musique doit être complexe mais compréhensible en même temps. Le footwork et d’autres styles de musique sont des cultures à part entière. La musique peut rassembler les gens et leur offre ainsi la possibilité d’apprendre les uns des autres.”

“La musique peut rassembler les gens et leur offre ainsi la possibilité d’apprendre les uns des autres.” - Foot Juice

L’amour pour la créativité est également l'une des caractéristiques du label. “Peu importe ce que tu fais, j’aime les gens qui utilisent leur cerveau pour créer et ensuite partager ce qui se cache dans leur âme”, explique David Tricot, le fondateur. Actuellement, quelques compilations sont déjà sorties. Pour le futur, Foot Juice prévoit une musique puisant son inspiration dans la scène footwoork de Chicago, mais souhaite également s’élargir à d’autres styles et sortir son premier album cette année.

8/ NORITE

Norite (logo)

NORITE est un label qui fait partie du renouveau de la scène électronique belge actuelle. Créé en avril 2015 par Lunar Convoy, Foreign Material et Miloyko, ces petits derniers “admirent beaucoup les artistes qui ont forgé cette scène, ainsi que le public très éduqué qui sort pour danser et écouter de la bonne techno tous les week-ends !”

Ayant ressenti le besoin de fédérer leur vision de la techno, ils ont décidé de se lancer dans l’aventure et ont mis en place leur label. Leur histoire repose sur le hasard et les rencontres fortuites qu’il induit. “Évolution” et “innovation” sont deux termes qui caractérisent leur label. “Notre label est particulier dans le sens où la direction artistique évolue en même temps que nos goûts en matière de techno. On a chacun nos préférences en matière de techno, mais on échange beaucoup et au fil du temps, un dénominateur commun se créé.”

Au niveau de la sélection, “il faut que ce soit spécial, qu'il y ait une atmosphère particulière et en même temps un côté mental, à la limite du psychédélique”. Concernant leurs futurs projets, leur première sortie vinyle arrive bientôt, ils ont une soirée prévue à la Kantine du Berghain dans le courant du mois de mai, et ils espèrent également réussir à garder le côté spontané, particulier et évolutif de leurs productions.

 

9/ UNDER MY LABEL

Under My Label (logo)

Ce label s’inscrit dans la continuité des événements Under My Garage organisés à Bruxelles. Lancée en 2014, l’idée d’origine était de sortir une série de mix afin d’illustrer l’identité musicale des soirées. Ensuite, pris par l’excitation que procure la trouvaille de petits producteurs en devenir, ils ont commencé à sortir des compilations.

“Les artistes locaux sont toujours dans le coup de nos soirées, c’est un souhait de voir notre scène bruxelloise grandir. Nous sommes toujours mus par ce désir de voir à Bruxelles ce qui n’y est pas (musicalement parlant) et de faire tout ce qu’on peut pour pousser nos talents locaux plus loin que là où ils ne sont.”

Sensible aux sonorités électroniques anglaises, ce n’est pas le seul critère de sélection du label. “Tant que la compilation ou l’EP reste cohérent, pas besoin de rester fidèle à un style musical. On est très friands d’éléments texturés. Ça se ressentira sur notre première sortie physique, prévue fin 2016 où Arthur Tixhon, résident et co-fondateur du label, se fera remixer par un producteur français qu’on apprécie tout particulièrement.” Pour patienter jusque-là, le label a prévu de sortir une compilation reprenant exclusivement des producteurs belges et français pour cet été, et commence une nouvelle résidence sur la radio Bruzz les samedis soir, à partir de cette semaine.

10/ Cosmic Pop

Cosmic Pop

Cosmic Pop Records a vu le jour en mars 2015. Les amis derrière le projet ont tous une approche assez différente de la musique, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont décidé de se regrouper sous l’étendard de la pop cosmique (terme utilisé pour décrire le style de musique sortie sur le label), afin de se “séparer de toutes les barrières des genres et des sous-genres, qui ont tendance à bloquer les terriens dans leur vision moderne de la musique”.

L'éclectisme est le maître mot du label. “Nos artistes viennent de la techno, du hip-hop, de la bass culture anglo-saxonne et de la musique acoustique, ce qui nous permet donc de revoir ce genre de concept sous un autre format et de travailler surtout la texture du morceau avant sa composition ou son tempo.” C’est dans la nouvelle culture beat, offrant à chaque artiste la possibilité de s'exprimer et d’expérimenter, qu’ils ont trouvé un terrain d'entente.

Après avoir organisé un premier voyage cosmique en bus pour fêter leur premier anniversaire, ils expérimentent pour l'instant “des assemblages de machines analogiques qui [leur] permettront bientôt de rentrer en contact avec des artistes d'autres galaxies, même si nous savons bien que certains d'entre eux se cachent déjà ici, sur la planète Terre”.

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