Update 29/04 :
Dell Producciones, l'agence d'événementiel responsable de l'organisation de l'édition portègne du festival Time Warp, fait désormais l'objet d'une enquête. Maximiliano Avila, un mandataire de l'agence, ainsi que Carlos Maria Garat, l'employé chargé de la logistique d'évacuation du rassemblement, ont tous les deux été mis en examen ce mardi, selon le site argentin Perfil. Ils devront répondre des chefs d'inculpation de "crimes présumés", "négligence", ou encore "d'avoir facilité l'accès à des substances réglementées", rapporte de son côté Resident Advisor.

Le Président de Dell Producciones, Adrian Conci, s'est rendu de lui-même aux autorités ce mercredi. Devant les caméras, il a cependant affirmé que “le responsable des morts, c'est le trafic de stupéfiant”, et n'a pas hésité à reléguer au statut de “problème mineur” une question sur une potentielle vente excessive de tickets en amont de l'événement, “en comparaison avec le narcotrafic”.

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Il n'y aura plus de grands événements consacrés aux musiques électroniques à Buenos Aires, le temps qu'une loi concernant les abus de consommation de drogues soit votée.

Après la tragédie survenue à Time Warp, la consommation excessive de drogues a été mise en cause (les témoins parlent de grandes quantités de LSD, marijuana, ecstasy, poppers et cocaïne), même si plusieurs participants ont fait état de conditions sanitaires déplorables. Les juges ont, en ce sens, convoqué trente personnes liées à l'organisation du festival pour témoigner, afin d'éclaircir si toutes les conditions de sécurité des festivaliers avaient été mises en oeuvre.

Selon le média CFJC Today, le maire de Buenos Aires, Horacio Rodriguez Larreta, a décrété lundi que la mesure resterait effective tant que la législation de la ville concernant les drogues n'aura pas été modifiée. Le maire de la ville a relayé sur tweeter l'initiative : "Nous allons envoyer à l'Assemblée législative un projet de loi visant à réduire les risques durant les évènements de musique électronique. Tant qu'il n'y aura pas loi, nous ne donnerons pas de permis spéciaux pour des soirées électroniques de masse.



Il insiste également sur une sensibilisation renforcée auprès de la population : "Le ministère de la Santé a convoqué un conseil de professionnels pour analyser ces questions et générer des propositions pour les prévenir. Nous allons réaliser avec le ministère de l'Education un projet de référence en matière de prévention pour les écoles publiques ."



La loi RAVE Act (Reducting Americans' Vulnerability to Ecstasy), votée aux États-Unis en 2003 et aussi connue sous le nom Illicit Drug Antiproliferation Act, a pour but de contrôler la fabrication et la consommation de substances illicites, notamment dans des cadres festifs et rassemblements. Souvent décriée, elle pourrait pourtant inspirer une version sud-américaine pour encadrer les événements de ce type. 

Sources : CFJC Today