Photo en Une : Atonal, Berlin © Camille Blake


Berlin a la gueule de bois. Devenue en une dizaine d'années l'une des destinations les plus prisées en Europe avec près de 30 millions de nuitées par an – un chiffre qui a crû de 5,4% sur la seule année 2015 –, la capitale allemande vient de se prendre de plein fouet les conséquences de l'engouement général à son égard.

La jeune entreprise californienne Airbnb en avait d'ailleurs bien profité jusqu'à maintenant, relayant près de 16 000 des 24 000 offres d'appartements mis à disposition des touristes. Conséquence directe : le prix des loyers a explosé, et la pénurie de logements s'est accentuée. Une situation qui a amené les élus locaux à se montrer inflexibles, et à interdire à partir du 1er mai prochain la location d'appartements berlinois via les plateformes comme Airbnb. “Seule la location d'une pièce dans un appartement habité restera possible”, a résumé Engelbert Lütke Daldrup, le secrétaire d’État au Logement de Berlin, au journal suisse 24 heures.

Airbnb
Les contrevenants s'exposent à un risque de 100 000 euros d'amende. (© James Norman)

Amis voyageurs, vous pouvez encore souffler : Berlin semble pour l'instant parier sur une simple stratégie de dissuasion et ne pas se donner les moyens de suivre ses nouvelles ambitions. “Comment, en effet, faire respecter la loi avec seulement une trentaine de fonctionnaires pour 24 000 logements ?”, s'interroge encore le média helvète. En outre, les touristes n'encourront aucun risque s'ils sont pris en flagrant délit d'Airbnb. Pas de quoi stopper nos fêtards les plus chevronnés.