Presser des LPs n'a jamais été une mince affaire. Les presses à vinyles ont toujours été des machines complexes, nécessitant des connaissances et beaucoup de travail manuel. Avec le déclin du vinyle dans les années 80, rares sont ceux qui ont eu l'idée d'inventer une nouvelle machine depuis plusieurs décennies.

Les presseurs de vinyles sont donc condamnés, depuis plus de 20 ans, à entretenir leurs vieilles machines et à supporter leurs défauts. Aujourd'hui, avec la renaissance du vinyle, les vieilles machines ne suffisent plus du tout : la demande dépasse largement la capacité de production.

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Chad Brown, PDG de Viryl Technologies

Chad Brown, âgé de 37 ans, était le dernier survivant des presseurs de vinyles canadiens avant d'abandonner, lui aussi, en 2007. "J'avais réussi à me débarasser de tous mes enregistrements et de tout le matériel. Je ne voulais plus rien avoir à faire là-dedans", déclare-t-il au Globe and Mail. Reconverti dans la biologie, il est finalement revenu à l'industrie du disque cette année, poussé par un ami qui lui conseillait de concevoir sa propre machine.

Il a finalement crée sa société, Viryl Technologies, avec l'intention de créer une machine capable de presser des vinyles de manière totalement automatisée. Avec des ingénieurs, ils ont réunis toutes les données que la machine devra connaître : température, indice de pression, etc.

Et le prototype se charge de tout : de l'aplatissement du vinyle au refroidissement du disque. L'homme n'a plus qu'à s'occuper d'insérer les matériaux dans la machine. La machine produite par Viryl Technologies devrait ainsi résoudre tous les problèmes liés à la production de LPs et ainsi participer à la renaissance du disque.

En quelques mois, Chad Brown a déjà réunit un investissement d'un million de dollars de la part de l'homme d'affaires Alf Zeuner et près d'une centaine de clients. Viryl Technologies compte exporter ses presses dans le monde entier pour une somme de 160.000 dollars. À en croire Brown, sa première vente devrait se conclure dans quelques jours à Toronto. Et nul doute que ce nouveau procédé va bien vite conquérir le reste du monde. 

Source : Globe and Mail.