Supersonic


DANS LES LOGES DU... SUPERSONIC

avec Hadrien (directeur) et Cédric (programmateur club)

1/ Peut-on revenir sur l’histoire de ce nom ?

Hadrien : Le nom « Supersonic » est venu après de longs mois de discussion avec toute l’équipe artistique. À quelques semaines de l’ouverture du lieu (il était temps !), il est apparu comme une évidence : le décollage vitesse grand V d’un établissement qui allait tout droit au crash...

2/ En quelques mots, comment est le quartier ? Il se situe où dans la ville ?

Hadrien : Tout le monde connaît le quartier festif de Bastille, le nombre démesuré de bars, boîtes de nuits et la somptueuse rue de Lappe ! Le Supersonic a la chance de se trouver proche des quais, à deux secondes du métro sortie rue de Lyon, et surtout protégé de l’agitation tumultueuse du quartier.

3/ Finissez cette phrase : Tout a commencé...

Hadrien : ...En janvier 2015, quand j’ai eu envie de remonter un bar. Après sept ans d’évènementiel, j’avais le désir de gérer un nouvel établissement, un lieu inédit à Paris : pas prise de tête, à l’entrée gratuite et aux conso pas chères ! J’ai visité le lieu qui était à l’époque l’OPA et j’ai vu tout son potentiel. Gros coup de cœur pour les trois niveaux de cette ancienne fabrique !

Cédric : ...En août dernier. Hadrien m’a contacté pour me proposer de gérer la programmation club. Je connaissais déjà le lieu car j’avais organisé des soirées à l’OPA mais l’idée d’un renouveau pour cette salle m’a tout de suite intéressé.

Supersonic par © Photopro.Event
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4/ Trois mots-clés pour définir la ligne artistique :

Cédric : Éclectique, de qualité et underground : ça, c’est tout ce que les programmateurs doivent vous dire, non ? Clairement, ce que je souhaite pour le Supersonic, que l’on s’oriente vers une électro belle et dynamique, sucrée mais aussi acide.


"La ligne artistique ? Éclectique, de qualité et underground"

5/ Côté architecture, on fait le tour du propriétaire ? Qu’y avait-il avant dans ces murs, encore avant l'OPA ?

Hadrien : Enfin un établissement de nuit qui ne se trouve pas dans un vieux sous-sol sordide ! Le Supersonic est sur trois niveaux : en entrant, on tombe directement dans la salle avec la scène à droite et sa nacelle élévatrice, puis à gauche se trouvent le bar et le vestiaire. À l’étage, on y trouve le foodtruck, des canapés et la mezzanine d’où l’on peut voir les DJs. Le troisième niveau est, pour le moment, notre espace de travail et de réunion.

À l’époque, ce lieu faisait partie d’une immense fabrique de matériel électrique datant (je crois) des années 30. Aujourd’hui, il reste encore cet esprit « fabrique » dans l’immeuble avec notamment notre voisin confectionneur de billards et de jetons de casino.

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6/ Et côté équipement, vous êtes sur quel sound system ?

Cédric : Il ne faut pas oublier que le Supersonic n’est pas seulement un club, c’est aussi une salle de concert. Du coup, on a pris le parti d’avoir un sound system home made adapté au lieu, et qui se passe volontiers d’être associé à une grande marque.

7/ Pour les lights, vous avez eu envie de construire quelle atmosphère ?

Cédric : Intimiste, minimale et dark.

Supersonic © Photopro.Event

8/ Vous nous recommandez quoi sur la carte des boissons ? Et sinon, le prix du demi/pinte ?

Hadrien : Notre cocktail phare est le « Sonic Gin ». Un mojito à base de gin et de ginger beer bio de chez Luscomb ! (À 9€) Le demi est à 3€50 et la pinte à 5€.

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9/ Trois mots pour définir votre public selon vous ?

Hadrien : On vient tout juste d’ouvrir et nous sommes à la fois bar, salle de concert et club. Mais je peux dire que le public club nous avoue être lassé des nuits trop arrogantes que l’on retrouve partout ailleurs dans Paris.

10/ Comment imaginez-vous la soirée de rêve ? Avec quel line-up ?

Cédric : La soirée de rêve ? La voici : Mike Pickering et Dave Haslam, les DJs résidents du mythique club l’Hacienda à Manchester + Los Hermanos du label Underground Resistance + Zombie Zombie, une tuerie de chez nous, française [le projet d'Etienne Jaumet, ndlr].

11/ Le truc le plus WTF qui se soit passé chez vous ?

Cédric : Quand on a eu la confirmation de la venue de Dany Griffiths et Darius Keeler (du groupe Archive) pour un DJ set.

12/ Si on s’incruste en backstages, c’est confort ? Ça donne quoi l’ambiance ?

Cédric : Pour rester dans l’esprit « cool » du lieu, on trouve ça bien que les artistes puissent se mélanger au public, et ne passent pas leur soirée dans une autre pièce avec leurs potes soit disant « VIP ». Ce n’est donc pas une priorité pour nous de faire des backstages dans ce lieu.

Supersonic © Photopro.Event
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13/ Il est sympa le videur à l’entrée ? On rentre plutôt en t-shirt ou chemise ?

Hadrien : Quand on arrive au Supersonic, on trouve une porte ferme (certes) mais humaine ! Ce n’est pas vraiment une histoire de look, il faut juste qu’il y ait une cohérence entre la personne qui se présente, notre lieu et l’esprit de la soirée.

14/ Où est le kebab le plus proche ?

Cédric : Pas besoin de kebab, nous avons un foodtruck à l’étage ! Bruschettas, planches de charcuterie et de fromages à petits prix (et de qualité), à toute heure de la soirée.

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15/ Il y a quoi à l’horizon pour vous ?

Hadrien : Le troisième niveau accessible au public, à partir de septembre 2016.
Cédric : Enormément de rencontres artistiques.

16/ Un dernier mot ?

Hadrien : C’est pas mon genre !
Cédric : Moi si : Ready !

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