Le 30 janvier, Jeff Mills ouvrira le bal au Sidney Myer Music Bowl, un amphithéâtre en plein air aux côtés de l'Orchestre Symphonique de Melbourne. Après sa collaboration avec l'orchestre de Montpellier et sa résidence au musée du Louvre, on imagine déjà le show grandiose que Mills a pu concocter pour nos amis australiens. 

Il sera ensuite rejoint sur scène par Derrick May. Ensemble, ils ne joueront qu'une piste — histoire de passer le témoin — puis May assurera la fin du show. Il sera, lui aussi, accompagné par l'Orchestre Symphonique de Melbourne.

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Le site officiel de l'OMS explique : "La performance de Jeff Mills sera inédite, un set encore jamais joué créé avec le compositeur Thomas Roussel, spécialement pour le public de Melbourne. Celui de May, intitulé "Music is Music", sera un hommage à ses premières années sous le nom de Rhythim is Rhythim. "

Jeff Mills et Derrick May n'ont jamais caché leur goût pour le mélange. Faire fusionner les mélodies d'un orchestre et les rythmes de la techno est plus qu'un exercice de style pour ces deux monstres de Détroit, c'est une vocation. La France semble d'ailleurs être un terrain fertile au développement de ce genre de projet. En 2005, c'est avec l'Orchestre Philharmonique de Montpellier que Jeff Mills enregistrait son album Blue Potential

Dix ans plus tard, c'est au tour de Derrick May. Il se produisait l'été dernier à Vincennes, sur la scène du Weather Festival, alors accompagné par l'Orchestre Lamoureux.

Un exercice qui demande un certain travail autour de l'équilibre comme l'explique Jeff Mills au journal australien The Age : "Plus j'éloigne des sons délicats, plus l'équilibre est maintenu. Les flûtes et autres sont de l'autre côté de la scène, tandis que les cuivres, plus turbulents, sont naturellement plus de mon côté de sorte à ce que nous formions une unité entre la basse et certains instruments."

Source : The Age.