"Nous avons le sentiment que ce communiqué reflète les opinions de nombreuses structures et d'établissements de nuit. Ici, à Fabric, nous sommes tous ravis de cette décision, et avons surtout hâte de collaborer et de retrouver cette bonne entente avec Islington Council et la police de quartier, solides, positives et de longue date, afin de nous assurer de la sécurité et de l'instauration d'un environnement chaleureux pour nos club goers et les résidents locaux."


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Les porte-paroles de Fabric font ici référence à l'issue des opérations entreprises par les autorités locales de Londres en décembre 2014, désireuses de porter atteinte à l'activité du mythique club londonien par la mise en place de certains dispositifs de sécurité : des chiens flaireurs, des scans et des vérifications des pièces d'identité, le renforcement de la présence de caméras CCTV et des fouilles corporelles plus prononcées. La police exigeait ainsi une révision de sa licence, compte tenu de nombre de décès survenus au cours des trois dernières décennies, du fait de l'ingestion de MDMA et d'autres drogues : "Fabric serait l'un des grands clubs les plus problématiques, avec douze infractions liées à la possession ou vente de MDMA, ecstasy et kétamine enregistrées entre les mois d'avril et d'octobre, cette année", assénait ainsi les porte-paroles de la police.

L'équipe de Fabric faisait appel de cette décision et échappe aujourd'hui à ces nouvelles formes de restriction, jugées "illégales et contre-productives" dans certains cas. L'année 2015 s'est avérée particulièrement difficile pour les exploitants de clubs et de structures analogues à Londres, tel que l'affirmait la BBC et le Guardian au mois d'août dernier. Espérons que la sauvegarde de l'activité de Fabric n'est pas dû à son seul statut emblématique.