Photo en Une : Beat Street (Nardwuar & Kardinal Offishall)

A Vancouver, la scène électronique locale demeure dans l'underground profond, ses plus fameux héros, comme Mathew Jonson, l’ayant quittée il y a bien longtemps. Pourtant, depuis deux ans, les warehouses frémissent de nouveau et l'omniprésente culture punk/hippie engendre une nouvelle génération tournant le dos à l'EDM, au point qu'on finit par trouver sur place les imports européens les plus inattendus.



En préambule, précisons d'emblée que la ville regorge de spots pour trouver des classiques/oldies d'occase, mais la musique électronique y reste rare et recherchée, ce qui n'annonce pas une foisonnante moisson pour le digger averti. Pourtant, après avoir présélectionné puis retourné une quinzaine de shops et potentielles sources de joie pour nos lecteurs, nous voilà à même de vous aiguiller dans les bonnes directions et surtout de vous éviter les pertes de temps.

Tout d'abord, si Audiopile, Highlife, Horses, Scrape, Neptoon ou Sikora sont loin d'être de piteuses enseignes, leur sélection n'offre que peu intérêt pour les amateurs de musiques électroniques. Donc à moins de rechercher de rock et du tout-­venant (Audiopile, Horses, Scrape, Neptoon), du jazz à papa (Highlife) ou du classique (Sikora), passez votre chemin.

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Place aux semi­-déceptions, avec en premier lieu Zulu (1972 W 4th Avenue), un vaste et réputé magasin de seconde main. Si l'on constate d'emblée que les disques y sont en bon état, les prix honnêtes et le cadre sympa, c'est vraiment la loterie pour la musique électronique, symbole de la pénurie locale en la matière. Particulièrement excentré, ne vous y risquez que si vous avez du temps. En plein centre historique, à Gastown, on passera chez Vinyl Records (321 West Hastings Street), un semi­-capharnaüm de news au milieu d'une grande quantité d'occases. Bonne surprise, on y trouve pas mal de house et de techno, pas forcément en super état et malheureusement souvent un peu trop cher, mais c'est déjà ça. Vu que la sélection est généraliste mais fournie, on peut y perdre une heure et y trouver son bonheur (c'est là que j'ai déniché ma meilleure prise !). Dernière étape au sud, chez Dandelion Records (2442 Main Street) pour y trouver une savante mais menue sélection de post­punk, indus, ambient, expérimental, etc. Hormis quelques pièces d'occasion un peu trop tarifées, c'est surtout le règne de la réédition pour bobos.

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Rapprochons-­nous du haut du panier avec, un peu plus bas dans la même rue, Redcat (4332 Main Street), un beau shop où les news pointues et la seconde main sophistiquée font bon ménage. Les prix sont très corrects, le personnel connaisseur et serviable, au point d'anticiper nos attentes. Un passage obligé pour l'amateur de techno/house tendance leftfield, d'électronica et expérimental/ambient. De retour à Gastown, à deux pas de Vinyl, Beat Street (439 W Hastings Street) propose certes une bonne sélection de nouveautés et rééditions psyché, hip­hop et B.O. obscures, mais c'est surtout les nombreux bacs d'occasion qui nous intéressent : raisonnablement « pricés », la house, le freestyle et l'électro y sont légion, mais le stock semble tourner rapidement, donc n'y cherchez pas la grosse pièce et chopez plutôt ce vieux maxi de Todd Terry à 5 dollars. Enfin, à dix minutes à pied, Pacific Rhythm (441 Gore Avenue) est le seul vrai DJ shop, entre concept store et showroom, ouvert depuis février et déjà le centre névralgique de la scène. Les arrivées y sont fréquentes, les sorties exclusives également, et c'est surtout le meilleur spot pour dénicher de la prod' locale pas encore distribuée. Et c'est ici que vous trouverez les meilleurs plans pour les soirées.

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