Coucou, c'est nous ! Oui, nous, modernes dégénérés de tous bords qu’une obscure force a frappés. Nous qui blasphémons chaque jour à travers ces musiques dansantes qui nous éloignent toujours un peu plus d’une vie dévote. Nous qui avons pris l’habitude du confort de l’insouciance. C’est ce luxe que l’on nous enlève aujourd’hui.

Devenons conscients puisque nous n’avons plus le choix. Les guerres de nos gouvernants flottent sur un océan de pétrole. Nous, jeunes du monde entier, pouvons proposer autre chose. Hédoniste et humaniste. « Faites l’amour pas la guerre ? » Les reliquats de 1968 semblent plus désuets que jamais. Ne cherchons plus la plage sous les pavés ; elle n’y est pas. Il faudra trouver autre chose.

Nous sentons-nous plus proches d’un fan mexicain de Jeff Mills que d’un député toulonnais bedonnant ? Oui. Alors cherchons notre rédemption tout autour de ce village planétaire connecté. Et en attendant de trouver la formule, la musique continue d’être notre thérapie de groupe. Elle transcende les frontières, réunit les passions et les esprits.

Les musiques technologiques se sont imposées comme la bande-son de l’air du temps pour de bonnes raisons : les valeurs qu’elle sublime sont celles d’êtres aux synapses bien ouvertes, où qu’ils soient, des Hommes et des Femmes amplifiés. Du coup, on est partis digger à Tokyo, on a fait une pause en pleine réalité virtuelle, on a regardé des clips – plein de clips –, on s’est demandé pourquoi les Français en faisaient des vraiment bien. Et puis des films aussi – plein de films –, surtout ceux avec des bandes originales un peu folles et très électroniques. Et puis, c’est une tradition aussi fidèle que la neige en hiver, on a fait un « top » des meilleurs albums de l’année. Ça détend. Enfin, Vincent Dedienne nous fait rire. Merci Vincent, merci à tous ceux qui nous font rire. C’est, avec la musique, l’émotion la plus salvatrice au monde.

#joyeuxnoëletbonneannée à tous. On vous embrasse depuis notre 11e meurtri. On sera en terrasse plus que de raison malgré le froid, à refaire le monde, à parler en observant ce beau monde qui nous entoure, à se bâfrer de choses grasses de saison, à boire trop et à rire trop fort, jusqu’à ce que vienne le moment de danser. Et ça, ça ne s’arrêtera pas de sitôt.

Pervers et idolâtres de tous pays, unissons-nous ! Nous, quoi qu’il arrive, nous vous aimons vraiment très fort. ♡

Par Antoine Buffard