Compte tenu du regain d'intérêt pour le vinyle (9 millions de disques microsillons vendus au cours de la première moitié de l'année 2015, à titre d'exemple), les usines chargées de leur production parviennent difficilement à faire face à l'accroissement de la demande, survenu soudainement au cours des dernières années. Outre certains détails liés à leur fabrication, l'élément responsable d'un tel engorgement et de telles répercussions réside dans le fait qu'une majorité d'usines se servent encore et toujours de leurs vieilles machines, parvenant à pallier, de temps à autre, l'obsolescence de certaines pièces.


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La firme allemande Newbilt Machinery GmbH & co., désireuse d'améliorer la situation, s'est efforcée de remédier au manque de moyens en produisant une nouvelle machine – la première depuis près de trois décennies. Sans toutefois altérer le procédé de fabrication ordinaire, la nouvelle Newbilt pourrait ainsi résoudre les problèmes liés à la conception de vinyles, du fait de certaines propriétés et qualités essentielles : un système de contrôle électronique et une réserve d'énergie hydraulique, assurant une production faste, rapide et fiable.

newbilt machinery

Dan Hemperly, responsable technico-commercial chez RPA (Record Products of America, partenaire et associé à l'opération), nuançait néanmoins l'éloge : "Nous n'avons rien inventé. Nous produisons seulement de nouvelles machines, en intégrant de nouveaux éléments aux anciens modèles manuels." 

Huit de ces machines, dont le prix sera fixé à 161 250 dollars, devraient être installées d'ici peu (au printemps 2016, idéalement) dans la ville de Detroit, au sein d'un complexe ayant énormément contribué au regain d'activité de la filière des microsillons : l'annexe des locaux de Third Man Records (la structure discographique de Jack White, basée à Nashville) abritant, depuis peu, son usine de pressage de vinyles. 

Source : Plastic News