L'artiste australien a prélevé dans son bras, grâce à une biopsie, quelques cellules souches, soit des cellules qui peuvent engendrer d’autres cellules plus spécialisées qu’elles, tout en étant capables de se régénérer elles-mêmes, quasi-indéfiniment. Pour les donner à la science ? Que nenni. Inspiré ou illuminé, à vous de voir : Guy Ben-Ary a construit un synthétiseur avec ses cellules souches, qu'il a nommé le cellF.

Synthé

Ce synthétiseur analogique – plus organique, tu meurs – est "nourri des neurones, en tant que stimulis électriques, et les neurones répondent en contrôlant le synthétiseur, créant un instrument post-humain improvisé." L'artiste a même invité des musiciens à pratiquer son instrument, "qui n'utilise aucun circuit informatique, seulement des tissus biologiques et un circuit analogique." 

"Dans la matrice de la table de mixage sont placées 16 haut-parleurs qui envoient le son dans différentes directions, afin de refléter l'activité neuronale sous de multiples électrodes" explique l'artiste. En d'autres termes, parcourir l'espace dédié au synthétiseur, en forme de cornucopée géante (voir l'image ci-dessous), revient à "se balader dans le cerveau." 

CellF

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