La RIAA (Recording Industry Association of America) publiait, en début de semaine, les formidables chiffres liés à la vente de vinyles, à l'échelle internationale : neuf millions de disques microsillons pour la première moitié de l'année 2015, contre quatorze millions en 2014 (dans son intégralité). Si nous ne pouvons nier l'attrait du vinyle, ni la passion éprouvée par les millenials – la génération Y, en d'autres termes, responsable de près de la moitié des ventes – pour ces objets culturels, l'appétence et l'impatience de la nouvelle génération de mélomanes et de collectionneurs, parfois hors-norme, quelque peu inappropriée, suscite certains débordements, notamment les prix (absurdes, cela va sans dire) de certaines entrées Discogs.

En écho au record de vente du Chung King Can Suck It de Judge, cédé pour 6 048 dollars en mars dernier, nous avons décelé une poignée de gems parmi la liste des sorties vendues aux prix les plus élevés en 2015, disponible ci-dessous. Certains exemples probants investissent également l'unique sphère électronique, absente du classement subséquent, parmi lesquels la création iconique de James Stinson (Hyperspace Sound Lab de Clarence, réédité au mois de décembre par Clone Records et échangé, avant cela, contre la somme de 767 euros), Melody A.M. de Röyksopp (877 dollars), Worlds Within Worlds de l'illustre Basil Kirchin (848 dollars), Colour Sound Oblivion et Astral Disaster de Coil (respectivement 1 114 et 985 dollars), sans omettre les deux projets délaissés de Lewis, réédités l'an dernier par Light In The Attic (les somptueux Romantic Times et L'amour, pour 1 250 et 600 dollars).