Huit arrestations, quatorze officiers de police blessés, des jets de projectiles (dont un cocktail Molotov), des voitures incendiées, de violents accrochages et une ambiance chaotique : c'est le bilan déplorable d'une rave illégale organisée par Scum Tek dans le centre de Londres, le soir d'Halloween, au cœur du quartier de Vauxhall.

Source : Twitter

La force anti-émeute, présente sur les lieux afin d'empêcher de nouveaux teufeurs d'entrer dans le hangar de la Scumoween (la rave en question), déjà bien remplie, a été prise à partie. Six heures durant, la police a du essuyer les insultes et les assauts répétés de la foule, particulièrement véhémente – en témoignent les vidéos disponibles ci-dessous.

"Quand j'y suis allé, un ami m'a dit que 500 personnes étaient présents à l'événement, puis la police est venue bloquer la rue, confiait Bradley Garrett, journaliste au Guardian, alors présent sur les lieux. Ils sont arrivés avec le matériel complet anti-émeute et leur présence a engendré un énorme engorgement. Il devait y avoir 1000 personnes, qui tentaient d'entrer à l'intérieur. La police s'est vite montrée agressive. Les gens ont essayé de les raisonner, en affirmant qu'il était préférable de laisser les personnes à l'intérieur, autrement cela allait produire un sacré désordre aux alentours."



La rave (et les echauffourés à l'extérieur) se sont achevés entre 6h00 et 7h00 du matin, lorsque le courant a été coupé par la police. En dépit des événements à l'entour, la free party s'est bien déroulée dans l'ensemble ; une ambiance conviviale détonnant avec le tumulte de Black Prince Road – renommée Scum Street à cette occasion (en hommage au Nightmare on Elm Street de Wes Craven). La Scumoween, débutée samedi soir à 20h00, devait se poursuivre jusqu'à dimanche soir.

En amont, le collectif organisateur prévenait les participants dans un post Facebook prémonitoire : "La fête va avoir lieu, comme prévu. Restez calmes, restez pacifiques. La patience jouera en notre faveur. Ne montrez aucun signe d'hostilité envers la police, nous n'avons pas besoin de ça. En définitive, nous voulons qu'ils se souviennent de notre attitude positive, nous sommes ici pour danser, nous ne sommes pas leur ennemi !". Ces mêmes organisateurs devraient être poursuivis en justice, en dépit de l'objectif initial méritant – celui de soutenir la techno underground londonienne.