Le week-end de la Toussaint a été ponctué de multiples événements de type rave ou free party, dans plusieurs régions de France : une manifestation de 5 000 (selon la gendarmerie) à 10 000 personnes (selon la Croix-Rouge) sur le plateau de Lacamp dans l'Aude, une autre de 1 500 à 2 000 individus dans la commune de Gasny dans l'Eure (Rave On The Dead), une troisième du côté de Jans, au nord de Nantes, ayant rassemblé plus de 1 000 teufeurs, et enfin une dernière free party à Yvignac-la-Tour, dans les Côtes-d'Armor (près de 4 000 personnes selon les organisateurs).

Si certaines ont été organisées sans l'accord de la préfécture et se sont déroulées sans incident, nos confrères de L'Indépendant confirment le décès de deux personnes provenant de la rave de Lacamp (un SDF de 35 ans retrouvé mort sur le site ; un autre jeune homme, espagnol, décédé sur le trajet qu'il effectuait avec des amis sur le retour de la rave). Un troisième individu est, quant à lui, toujours entre la vie et la mort, selon la préfécture.

De tragiques incidents qui entâchaient cette rare situation d'entente entre les autorités et les organisateurs, qui ont pu faire tenir leur événement jusqu'au bout, sans histoire de confiscation de matériel ou d'abus en tout genre. 

La scène free party n'a pas souvent été aussi foisonnante en France, et nous sommes ravis de remarquer de telles améliorations quant à la prise en compte de cette division de la musique électronique, et tout particulièrement l'entente entre les organisateurs et les divers organes de l'Etat donc. Nous faisions mention, en mars dernier, d'une circulaire adressée aux préfets de police, de régions, de départements et des gendarmeries, témoignant de la reconnaissance et de la bonne volonté des structures administratives. Tout cela semble être sur la bonne voie.