Photo en Une : Max Pillet

Le Weather Summer 2015, ça s'apprécie. Le mieux c'est de prévoir une petite laine, d'y aller sobre pour bien profiter des nuances du sound system et étudier la technique employée sur les perchoirs. Ce que, évidemment, personne ne fait. Bande de fous. Parce que cette première édition d'été de la troisième édition du Weather Festival s'annonçait riche en émotions, on est allé jeter un coup d’œil. On n'a pas été déçus.

Débarqués sur place alors que la pluie avait déjà détrempé l'extérieur des deux warehouses, Rebekah est aux commandes. Belle ambiance, mais l'habituée du Berghain a certainement été aidée par Tommy Four Seven. Il paraît que lui et sa belle gueule qui ne sourit jamais ont envoyé du lourd, et qu'il a chauffé la foule dignement. Sur la longueur, on a trouvé Rebekah un peu trop linéaire à notre goût, malgré quelques bons scud d'envoyés comme « I Wanna Go Bang » de Bjarki. Toujours appréciable, d'ailleurs c'était tellement efficace comme track qu'elle l'a balancé deux fois, tant qu'à faire.

On a enchaîné avec Levon Vincent : changement de décor, certes, mais surtout changement de warehouse. Et la différence niveau son est appréciable, bien meilleure dans notre nouvel abri (il s'était remis à pleuvoir). Deuxième chose remarquable : il pleut à l'intérieur. Pas énormément, mais suffisamment pour être remarqué.

- « C'est le toit qui fuit ?

- Non, c'est à cause de la condensation, c'est de la sueur !

- Ok, je demandais parce que c'est tombé pas mal de fois dans ma bière... »

On stage, du Levon Vincent de compétition. Très varié, passant de la lourdeur techno bien dark, puis frôlant de la house que n'aurait pas renié Disco Stu, comme son « Pivotal Moment In Life ». Point culminant, le « The Search » de Trancesetters, que son compère Carl Craig aura la bonne idée de sortir lui aussi quelques minutes plus tard. Fin du game pour Levon, qui a fait preuve d'une inventivité indéniable et a su donner aux jeux de lumières toute sa dimension. A manger par les mirettes et les écoutilles.

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Ca nous faisait mal de louper Phuture mais que voulez-vous, on n'a pas le don d’ubiquité. Parce qu'en attendant, Dave Clarke a commencé et ça a l'air de très bien se passer pour lui dans la salle B. 

Mais avant cela, on avait comme une grosse envie d'afrobeat ! On est donc allé au traditionnel Camion Bazar, où Romain Play avait invité les excellents Mawimbi. Groove en pagaille, grosse variété de son house, funk, caribbean et d'acid jazz (attention, pas electro-swing, hein).

Au bout de quelques minutes de kiff, direction l'artillerie lourde. Débarqué dans l'antre, force est de constater que le bazar s'est franchement rempli. Ce qui est surprenant étant donné l'horaire (4h du mat' arrive à grands pas). En attendant, Dave Clarke fait du Dave Clarke, en un peu plus violent qu'à l'accoutumée. Lourd, capable de passer de House Of Pain à un full drop type marche militaire en un quart de seconde, le gars distille une techno très nineties, puis se décide à prouver son statut de tête d'affiche en envoyant son remix de « You Want It » de Fixmer/McCarthy. La volonté de faire mal, et c'est bien.

Nombreux sont ceux qui ont filé voir le bon Carl Craig. Nous, on a encore fait un choix : celui de la douceur, de la fin de soirée calme et apaisante. Non, c'est pas vrai, on est allé voir W.L.V.S. Apaisant ? Négatif. Doux ? No comment. L'association d'Electric Rescue et de The Driver a tout pété. Résolument techno type 5 du mat', les mecs achèvent l'assistance avec « Because We Said So » de Stormtrooper & Sebastian Groth. Le genre de track qui te fait te tourner vers ton voisin avec la tête qui dit « Poooouaaaah !! Les enculéééés ! ». Si si, on l'a tous fait à ce moment là. Bon, là, on arrête de bosser, on va finir de kiffer tranquillement. Vous auriez du venir, on était 18 000.

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