Par Mélissa P. 

Fort de Penfeld, Guilers, 29820. 5 septembre 2015, 1h30. Au grand damn d'être arrivés tard, nous avons la consolation de ne pas attendre. L'entrée est rapide et en quelques minutes, l'impressionnante arche médiévale menant à l'intérieur du Fort est atteinte : let's go Fortress ! Question déco, tout un jeu de lumière anime l'ensemble de la façade du fort derrière la scène. On plonge dans l'ambiance de la Fortress, délimitée par des arbres éclairés d'un chaleureux rouge crépuscule. Dans l'arène, le Sonic Crew, les poulains d'Astro, y joue leur dernier morceau. Et force est de constater que certains ont déjà bien entamé leur soirée. Quelques bousculades histoire de se mettre en jambes, on évite de trop s'approcher de ceux qui, en pleine houle, laissent trop leur corps déterminer pour eux la direction à prendre. 

Rone a pris les rênes de la scène : claque mélodieuse aux oreilles. Le producteur français nous emporte dans son monde de "Creatures" en quelques notes. L'agitation et autres pogos qui remuent encore la foule devant la scène au début disparait bien rapidement. Rone réussit à mettre tout le monde d'accord, et à la fin on ne pense plus qu'à danser ou se laisser transporter sur la parade. Même pour les plus turbulents. Un live majestueux qui, une fois terminé, laisse filer les fans venus spécialement pour l'occasion. Et alors qu'une partie du public rend les armes, Bambounou lui monte au front. Et le début du set commence fort !

BAMBOUNOUUU !!

À coups de morceaux costauds et bien rythmés, le jeune prodige parisien réanime la foule qui s'était laissée emporter sur la planète Rone. Coup de hanche général, "I Feel Like This" fait toujours autant d'effet. Du gros kiff ! Un kiff partagé d'ailleurs par Bambounou qui ne tient  plus derrière les platines, et qu'on observe se mouvoir au rythme des basses. Sur des sons plus aériens, la fin de set est plus calme. Tout comme le chill-out d'ailleurs, où l'on se bat pour les places, le temps d'une petite pause avant de retourner battre du pied avec les autres devant la scène. Les immanquables stands de crêpes et galettes bretonnes sont toujours présents. Un grand merci à l'auteur de la petite complète de 3h, puis de la caramel au beurre salé du petit déj à 7h... Le tout sous le regard du bar à eau qui n'aura pas désemplit.

Athènes a eu son apogée

Steve Rachmad a maintenant fait sienne la scène du Fort et l'on repart direct sur des morceaux bien entraînants aux sons moins organiques que purement électroniques. La foule elle a bien diminué, l'alcool et la fatigue ont ramené une partie des bretons aux portes du fort. D'ailleurs, si l'on se souvient des premières minutes de Maxime Dangles ainsi que d'une superbe performance live, Chymera, le quatrième et dernier live de la soirée, n'aura malheureusement pas cette chance. Seul écho dans cette mâtinée qui éclôt, laissant apparaître les traits tirés d'un public survivant, celui des pas de danse qui eux ne s'arrêtent pas, dansant et dansant encore, ignorant la température au plus bas peu avant l'arrivée de l'aube.

À 7h30, la fin de la soirée s'annonce pour nous. Alors que pour d'autres c'est le réveil : tombés de fatigue dans la nuit, les voilà relevés (après beaucoup d'efforts pour les endormis à côté de la scène !) un peu partout sur le site par l'équipe de la sécurité. Et si certains en voulaient encore, il nous faut bien quitter la Fortress, non sans saluer une équipe d'Astro, dont on ne trouve à nouveau que bien peu à redire pour ce nouvel événement de qualité.