L'artiste américain publiait récemment le contenu d'une lettre sous format PDF sur son site Internet, dans laquelle nous est décrite sa rencontre avec un alien nommé Ezra ainsi que le processus de création de son nouvel album, Garden of Delete, à paraître le 13 novembre sur Warp.

Un lien nous conduit également à la retranscription d'un obscur entretien entre Ezra et Lopatin, dont voici un extrait significatif :

"E : Décrirais-tu ce nouvel album comme étant cybermetal ? Hypergrunge ?

D : D'une certaine façon, il est influencé par le rock cybernétique. Je suis au courant de l'existence du mouvement hypergrunge. Lorsque j'étais en tournée avec Nine Inch Nails, Trent Reznor m'a donné le feu vert pour jouer du cyberdrone devant le public de Soundgarden, en plein jour. Lorsque les membres de Soundgarden sont arrivés sur scène, leurs fans étaient épuisés, et souvent très irrités. C'est ce que j'ai trouvé intéressant, et toute cette expérience m'a incité à m'interroger quant à l'efficacité du cyberdrone, au-delà de tout événement orchestré par Live Nation. La tournée s'est achevée et j'ai passé du temps au Japon, à travailler sur des remixes de Manabu Namiki et des nouveaux sons d'Anohni. Lorsque je suis retourné chez moi, j'ai décidé de me procurer un synthé Kronos et de m'en servir pour écrire de nouvelles compositions."

Un court-métrage (Sticky Drama) devrait accompagner la sortie du huitième album de Oneohtrix Point Never. Un premier extrait nous est dévoilé aujourd'hui même — "flame", un court échantillon musical, couvert d'une mélodie douce et mélancolique. Daniel Lopatin ajoutait, en guise de conclusion : "Au départ, j'avais prévu de représenter les aspects inquiétants de la musique pop, mais au fur et à mesure de son avancée, j'ai réalisé qu'il s'agissait de mon propre portrait."

UPDATE 03/09

Daniel Lopatin profitait d'un entretien accordé, non plus à Ezra, mais au magazine Rolling Stones pour délivrer le premier extrait de Garden of Delete ; un titre en proie à une certaine forme de schizophrénie, décrit de manière sincère par son auteur : "Je voulais produire des titres de trois minutes, indépendants, et témoignant de ce contraste existant entre ce que je considère comme une nouvelle forme de musique électronique, qui m'intéresse, et ce besoin de rage." 

"I Bite Through It", à l'écoute ci-dessous, constitue le premier témoignage (anxieux) de l'évolution de OPN, de son nouvel album, à paraître début novembre via Warp.