À l'initiative de Sophian Fanen (anciennement journaliste à Libération), France Culture se passionne pour la musique électronique et revient sur cinq étapes importantes de son évolution, au travers de cinq épisodes"C'est cette histoire-là que nous allons retracer toute cette semaine, en observant les musiques électroniques naître, se ramifier et s'insinuer dans les succès de leur temps pour enfin devenir la bande-son de notre époque" affirme alors, à l'antenne, l'auteur de la série radiophonique.

Première étape : celle des ballets mécaniques, des fantasmagories du thérémine et des futuristes italiens de 1909. Une époque où l'on prend conscience d'une certaine réalité, "mécanique, moderne et rêveuse". Les machines et le son, inscrits au cœur d'une nouvelle dynamique, constituent l'attrait mais aussi les craintes d'un futur incertain.

Bien avant la naissance des nombreux sous-genres de la musique électronique, France Culture se concentre ainsi sur les origines (méconnues) d'un genre particulier et fait honneur à ces artistes précurseurs, profondément attirés par l'esthétique des machines, les avancées technologiques, les espaces urbains et la conquête spatiale.

De ceux rêvant d'un autre monde, parmi lesquels Luigi et Antonio Russolo, Edgard Varèse, Alexandre Mossolov, Wendy Carlos, Stockhausen et Joe Meek — à l'origine d'un brillant album expérimental, I Hear A New World, considéré comme l'un des faits majeurs de l'histoire du rock et de la musique électronique.

Outre les productions et l'univers de Kraftwerk, les aspirations de la techno de Détroit, notamment, reflètent l'influence du futurisme et des premiers émois de la musique électronique, de ces sons et de ces personnalités si énigmatiques auxquels se consacrent aujourd'hui la station de radio française.