En l'espace de neuf ans, entre ses 21 ans et ses 30 ans, M. A aurait ingéré 40 000 comprimés d'ecstasy (40 000 ?!). Cinq pour commencer, de 21 à 23 ans (seulement lors de soirées), 3 à 5 pilules de plus les trois années qui suivirent (tous les jours de la semaine), puis 25 taz par jour à partir de 26 ans. Un total de 40 000 pilules, rien que ça, auxquels il faut ajouter un peu de marijuana et de cocaine, de temps en temps.

Des visions tunnelisées, des crises de panique, des signes de dépression et de paranoïa, des hallucinations, des tensions musculaires. La liste est longue.

Le patient aurait décidé de stopper toutes ces conneries après s'être évanoui à de nombreuses reprises, en soirée. S'il est parvenu à échapper à la mort (on se demande encore comment c'est possible) et à rester sobre pendant sept années, M. A ressent toujours l'influence des amphétamines et souffre, selon ses propres affirmations, d'effets secondaires handicapants, notamment de visions tunnelisées (réduction sensible du champ de vision), de crises de panique, de dépression, d'hallucinations, de tensions musculaires et de paranoïa.

La liste est longue. Les divers diagnostics, menés par le centre psychiatrique, n'ont cependant révélé aucun signe évident de déformation ni atrophie, à l'exception d'une déficience cognitive (trouble de la perception, de la pensée, de l'attention et... de la mémoire !). Bien qu'il ait été admis dans l'unité de neuropsychologie, NY Mag rappelle ainsi qu'il est possible que l'homme en question ait tout inventé, ou du moins une partie de son histoire. Pratique.

Et comme si cet article ne suffisait pas, Drogues Info Service vous le rappelle : la consommation de drogue en France est interdite.