Non, ceci ne s'adresse pas aux patients, mais bien au personnel médical (et ceci est bien réel). Grâce aux études menées par le National "Captain Obvious" Journal of Nurses (et relayées par The Independant), nous savons désormais que la musique agit sur leur comportement et qu'elle accompagne 50 à 70% des opérations chirurgicales à travers le monde. Selon la revu médicale The Lancet, nous savons également qu'elle peut aider les patients à diminuer la douleur et l'anxiété pendant la période postopératoire.

L'analyse des vidéos tournées dans divers blocs opératoires prouve ainsi les effets négatifs de la drum & bass (en somme, l'une des musiques les plus nerveuses, irrégulières et syncopées qui soient) sur leurs pratiques. Surtout lorsqu'elle est jouée hyper forte. Sans blague...

Il apparait que la DnB et tous ses dérivés (drill & bass, jungle, breakcore, etc.) empêchent la communication entre les différents intervenants, les incitent à répéter les mêmes gestes, ce qui menace fortement le bon déroulement de l'opération, et donc la santé du patient. Les résultats de l'enquête ont suscité une vague de réactions, du simple étonnement à l'indignation, de la part des fans de drum & bass, du Collège royal de chirurgie (contre toute attente) et du label Hospital Records, spécialisé dans ce genre musical et contacté par l'équipe de Thump.

"La musique peut permettre de diminuer l’anxiété et de favoriser la concentration, ça a été prouvé maintes et maintes fois. C'est la raison pour laquelle on entendait de la musique dans les salles d'opération des hôpitaux, et ce depuis 1914" affirmait ainsi Amy-Jayne, en charge de la promo du label.

"Ça peut paraître bizarre d'imaginer des médecins en train de gesticuler dans leur blouse, à faire des gun fingers (une constante de la DnB, ndlr) et jeter leurs scalpels en l'air, mais la musique électronique insuffle un énergie assez positive, assez exaltante, et peut être appréciée dans ce contexte, même si c'est hyper glauque." Si l'argument d'Hospital Records peine à nous convaincre, du moins dans un bloc opératoire, nous ne chercherons pas à tester la véracité de ces propos.