L’information nous parvenait au mois d'août : le studio !K7 confiait la responsabilité du contenu de la compilation DJ-Kicks 51 au producteur américain (en couverture du Trax #184) – premier fragment d’une nouvelle ère.

La première série des DJ-Kicks, dont l’aura et le prestige l’apparentent aux projets des LateNightTales et des compilations FabricLive (dans une moindre mesure), s’achève au terme de deux décennies, marquée par l’intervention d’un certain nombre d’artistes (Carl Craig, Grant Marshall, Actress, Four Tet, Kode9, Scuba, Maya Jane Cole et Nina Kraviz, entre autres).

S’il succède ainsi à un ensemble de prestige, Seth Troxler a souhaité y insuffler une certaine légèreté, une certaine désinvolture (à son image) : "Je souhaitais produire quelque chose d’accessible, d’agréable, quelque chose de drôle, qui vous inciterait à faire vos devoirs scolaires, ou à conduire une heure durant, lorsque vous pressentez le besoin de partir. Ce mix me fait penser à un gay du nom de Rodney. Ou une femme noire, un peu grosse, du nom de Birtha."

En somme, assembler l’œuvre de Jasper Street Company, du Mood II Swing et de l’astre Sun Ra au sein d’un même univers, associer l’enivrant "Dreaming Again" de Derrick L. Carter aux falsettos de Byron Stingily ("Why Can’t You Be Real"). La compilation DJ-Kicks de Seth Troxler (docteur ès extase et béatitude), à paraître le 16 octobre prochain via !K7 Records, vous est offerte ici-même, en exclusivité.