« Nous sommes extrêmement satisfaits, jusqu’à présent. » Eddy Cue – vice-président des services et logiciels internet chez Apple – présentait, en ce milieu de semaine, les premiers résultats (officiels) de la nouvelle plateforme de streaming d’un des GAFAs (Google, Apple, Facebook, Amazon), dévoilée au public le 30 juin dernier. Depuis lors, onze millions d’utilisateurs, soit 315 000 signatures quotidiennes, se sont engagés auprès de l’entreprise américaine (dont deux millions ayant souscrit à l’abonnement familial).

Un élément relativise néanmoins ce démarrage prodigieux : la période d’essai gratuite de trois mois, laquelle devrait, à son terme, affecter le développement et la progression de la plateforme. Les responsables de l’enseigne craignent le retrait d’une large part de ces différents utilisateurs, incités, dans un premier temps, à rejoindre son nouveau réseau (via les nombreux outils et appareils Apple : iTunes, nouvel iOs iPhone, iPad), contraints, prochainement, à souscrire à la formule payante du service de streaming.

A mi-chemin des résultats de Spotify (20 millions d’abonnés et 75 millions d’utilisateurs actifs au mois de juin dernier), Apple Music jouit toutefois du rayonnement et de la notoriété de la firme américaine, des multiples opportunités du secteur et de l’amplitude de sa base de données, détentrice du répertoire d’artistes de renom. Au vu des capacités de persuasion et d’innovation de la maison Apple, de ses apports vertigineux (à l’égard de l’industrie musicale, notamment), ladite plateforme de streaming s’avère apte, au mépris de Tidal, à perturber les lois d’un marché instable, en mouvement perpétuel.