Report par Jules Guillaud de Wemusicmusic

cabourg mon amour

Un festival à taille humaine

cabourg mon amour

Tu nous disais Cabourg, nous te répondions Marcel Proust. Nous citerons désormais son festival. Intimiste et éclectique, niché sur la plage, le festival Cabourg mon amour n'a pas eu de mal a ravir cette année encore une grande famille de festivaliers réunis pour 3 jours de fête plurielle, alliant pop, rock et électro. Au gré des vents et marées, le jeune festival, organisé avec Super et la Blogothèque, a prouvé qu'il n'avait pas froid aux yeux, tant par sa programmation que par son emplacement, à la merci des humeurs de la Manche.

Des pieds sur le bitume ou dans le sable, aux palettes de bois sur lesquelles on se prélasse, chaque instant est une occasion de profiter des rayons du soleil et de l'air marin, en dégustant fromages, charcuteries, burgers gourmets et autres cidres locaux. Cabourg mon amour, c'est un cadre agréable et une capacité d'un poil plus de 2 000 festivaliers, qui laisse cette douce impression que, trois jours durant, votre bande de potes s'est agrandie.

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Barnt, Bambounou, Torb : une programmation électro pointue

La programmation a été à la hauteur de nos attentes malgré les horaires de passage des artistes peu tardifs, d'abord avec l'excellent set livré par Bambounou. Ce protégé de Laurent Garnier, dont le dernier EP est sorti chez feu 50WEAPONS, fait partie de ces artistes généreux et talentueux qui ne rechignent pas à communiquer leur goût de la musique avec le public. Au-delà de sa verve et de son énergie, Bambounou a fait de son set un moment d'échange. Le résultat ? Un public qui en redemande dès les dernières coups de basses.


Samedi, c'est sous un soleil radieux que le public a pu se délecter de la deep house chaleureuse de Zaltan et de la tech-house planante de Ron Morelli. Une fois la nuit tombée, la fête s'est clôturée sur la plage, où le public en nombre s'est laissé porter par le live profond et lourd du talentueux Barnt, pour lequel une bonne partie de l'audience semblait avoir fait le déplacement.Le duo Torb n'aura pas non plus manqué son rendez-vous avec le public. Ces bidouilleurs d'une techno analogique puissante et singulière, couvés par Cassius, n'auront eu besoin que d'un instant pour rallier le public à leur cause : un son granuleux, froid et profond, prémices de la tempête prête à s'abattre quelques heures plus tard sur la côte normande.

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Isaac Delusion, Agua Roja, Only Real : la nouvelle scène électro-pop à l'honneur

Isaac Delusion était attendu. Et le public a répondu présent malgré les averses brutes qui s'abattaient le vendredi soir sur Cabourg. Ce quatuor, dont le premier album fut composé en Normandie, présente un live taillé pour la scène, enchaînant avec habileté : "Pandora’s Box", "She Pretends" et autres titres pop planants aux envolées lyriques.

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Samedi, notre dévolu s'est jeté sur Agua Roja et Only Real. Le premier est un groupe français encore peu connu, mais dont la pop planante et profonde est portée par la justesse de sa chanteuse November et des accords de guitare directement sortis des 80's. Porté par la brise, le visage léché par les rayons du soleil, le public s'est prêté au voyage, s'excitant crescendo sur la version live du très bon "Let It Go". Derrière le second, Only Real, se cache l’innocente jeunesse assumée d'un Britannique de 22 ans, adepte d'une pop édulcorée et nonchalante terriblement efficace.

Le dimanche, la pluie aura eu raison de nous, mais une chose est sûre, nous reviendrons l'année prochaine, charmés par Cabourg, de belles rencontres, des découvertes et le charme des plages normandes. Un mélange des genres et un grand bol d'air à la fois.

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