Lancé en début d'année dernière sous l'impulsion du collectif Sonotown (à l'origine des 75021 et qui gère une partie des soirées de la Machine du Moulin Rouge), le Monseigneur a accueilli pendant moins d'un an une programmation plus que surprenante pour un club d'une si petite envergure mais aussi a été le fief de nos nombreuses soirées Club Trax.

Malgré un changement de scénographie, de vaines tentatives pour faire évoluer le sound system bridé et limité du lieu, les litiges avec les propriétaires (les mêmes que ceux du Baron à Paris) et le manque de trésorerie ont précipité le départ du collectif en charge de sa direction artistique Sonotown, qui poste aujourd'hui sur Facebook, l'annonce de la fin de leur résidence. Rien n'est dit, en revanche, sur la fermeture définitive du club en lui-même.

Dès le début, les propriétaires nous ont dit que l'on pourrait être libres au sein de l'espace, de l'accueil ou des installations sonores, mais nous n'avons jamais eu la main sur l'organisation du club.

Marc Resplandy, le programmateur du collectif nous précise : "Dès le début, les propriétaires nous ont dit que l'on pourrait être libres au sein de l'espace, de l'accueil ou des installations sonores, mais nous n'avons jamais eu la main sur l'organisation du club. Les premiers retards de paiements ont surgi à partir de janvier et comme nous n'étions que prestataires, nous nous occupions uniquement de la direction artistique et de la communication, nous leur avons fait confiance sur les finances. En mai, lorsque l'on a vu que la trésorerie empirait, qu'ils ne pouvaient payer ni les organisateurs, ni les artistes et qu'on enchaînait relances sur relances, on s'est dit qu'on ne pouvait plus continuer comme ça. Dans l'ensemble, on est super contents parce que nous avons quand même proposé une belle programmation, mais c'est quand même frustrant de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Surtout lorsque notre image de collectif en souffre. Le Monseigneur tel qu'on le connait, c'est fini."