Il y avait comme une odeur de brûlé dans le Batofar ce samedi 21 mars, celle d'un soundsystem flingué : Shapednoise puis Ascion & D. Carbone terminaient leur live dans le fracas le plus total et nous flottions à quelques centimètres du sol, portés par le bourdonnement de nos tympans et de notre cerveau.

Les responsables de cette soirée ? Hartzine et Tripalium, tout jeune label français spécialisé dans le noise depuis sa première sortie en décembre 2014 : "Tripalium est une protubérance du collectif La Mangouste. Tripalium est utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles. Tripalium est une association de hard workers au service de la fête. Tripalium torture l’IDM, tourmente la techno, châtie le breakcore, fait souffrir les musiques expérimentales."

Techno, electronica, acid, experimental, rave, industrial, IDM, future Beats, glitch, breakcore, mutant bass, chiptune… Tripalium c'est beaucoup de styles, et beaucoup de bruit. La facette sombre de la musique électronique a enfin son pied-à-terre français qui délivre sa quatrième sortie le 8 avril uniquement sous format K7 et digital : la compilation Some Like It Raw, deuxième VA du label qui réunit tout un pan obscure de l'électronique à la française. Ça sature dans tous les sens, dans tous les styles, — un vrai régale.

Some Like It Raw, en pré-commande sur Bandcamp

Retrouvez Tripalium avec leur festival du 23 au 26 avril à Paris : le Spring Break Core w/ Igorrr, The Panacea, Rotator, Le Syndicat, Duran Duran Duran, Ruby My Dear, Society Suckers…