Moment difficile pour Fabric, dont le cas sera ce soir examiné par les autorités locales. Selon le site Standard.co, la police a en effet demandé une révision de la licence du club, rappelant qu'au cours des trois dernières années, "huit personnes y ont fait des overdoses et quatre sont mortes suite à une prise de MDMA et d'autres drogues."

Le site anglais de continuer : "Le dernier incident en septembre, une jeune fille de 18 ans tombait malade et mourrait à l'hôpital après avoir acheté de la MDMA à l'intérieur du lieu — deux fois nommé meilleur club du monde." Toujours rapporté par Standard, la police demanderait au club de renforcer sa sécurité, incluant également des chiens de détection.

Selon la police, Fabric serait "l'un des grands clubs les plus problématiques, avec douze infractions liées à la possession ou vente de MDMA, Ecstasy et Ketamine enregistrées entre avril et octobre cette année." Le club qui fête cette année ses quinze ans vit donc une heure fatidique : les gérants parviendront-ils ou non à garder leur licence ? En tous cas, une page de soutien vient tout juste d'être lancée sur Facebook, et en deux heures, a ressemblé déjà près de 10 000 personnes !

Page de soutien : Save Fabric London

Une pétition est déjà lancée sur Change.org avec déjà presque 5000 signatures.


UPDATE 19/12 : Non, Fabric ne fermera pas...

...sous certaines conditions. La plus célèbre boite de Londres "évite la fermeture" pouvions-nous lire ce matin sur le site anglais Standard.co, ce même média qui annonçait sa potentielle fermeture 24h plus tôt. Fabric reste ouvert après qu'un accord ait été trouvé entre les dirigeants de la boite et les autorités locales. Il comprend :
  • l'embauche de sept chiens de détection par soir (300£ par chien et pour 4h de patrouille)
  • un renforcement de la vidéosurveillance
  • des vérifications d'identité de tous les clubbeurs
  • une augmentation des fouilles de drogue à la porte
De lourdes conditions donc qui vont dans le même sens que la politique initiale de "tolérance 0" au sujet de la drogue. Mais bien que les fondateurs du club Cameron Leslie et Keith Reilly aient pour le moment accepté ces nouvelles règlementations, ce dernier déclara à Standard vouloir tout de même faire appel de la décision : "Il y a beaucoup de points où nous sommes d'accord, mais nous avons des divergences fondamentales sur la façon d'opérer." Le club reste donc ouvert. Ouf. La pétition est à 35 000 signatures.