Au cœur de l’avènement du dernier protégé de l’écurie Ed Banger. Il s’appelle Boston Bun et vient d’être sacré poulain de la scène électronique. Imprégné par l’image des États-Unis des années 90 et la musique électronique des années 2000 comme Omar S et Armand Van Helden, Boston Bun devrait sortir son nouvel EP chez Pedro Winter d’ici peu. Il promet qu’il sera très club et très chaud. Il arrive en se faufilant entre les tables comme une anguille et prétexte une « course » pour pallier son retard. En effet, il trimballe un sac plastique vert opaque. À l’intérieur : des ampoules. Véridique. C'est plutôt une bonne illustration, le tout dernier du vivier Ed Banger allume la scène électronique.

La réalisation : son premier médium

Quelque part dans la Drôme, dans un village de 600 habitants, Thibault Noyer a 15 ans. Et passe beaucoup de temps devant son téléviseur. Il est happé par les clips de « M6 Alternative » qui s'y jouent. Très vite, il emboite le pas et se met à bidouiller du logiciel pour fabriquer des films expérimentaux. Ni une ni deux, direction la faculté de cinéma de Lille.
"Boston Bun", position sexuelle et dessert néo-zélandais.

En parallèle, pendant ses années estudiantines, Thibault se met à mixer – sans ambition aucune — dans un petit club lillois, Le Supermarket Club, et va même jusqu'à jouer dans la cafétéria de la faculté. Il cherche un nom de scène et c'est Detroit Grand Pubahs qui va l’inspirer, lui et son track "Sandwiches" : « J’étais fan à l'époque, et dans le clip le mec dit « we can make sandwiches », lien entre le sexe et la bouffe, et j’ai donc trouvé "Boston Bun", position sexuelle et dessert néo-zélandais. » C’est aussi à Lille qu’il rencontre Brodinski et le Club Cheval. Mais le terrain lillois ne sera pas encore propice au succès pour lui : il décolle vers la capitale pour percer dans la vidéo. 

Pris en sandwich entre vidéo et musique

À Paris, il atterrit dans une boite de production, « Irène 75 », en tant qu’assistant de production. Mais très vite, il veut sortir du poids de l’exécutif, sauter dans l’arène électronique : « Je me suis donné un an. Et à ce moment à Paris, il y avait une scène émergente, assez effervescente. C’était le Social Club la semaine : les soirées "Jerkin & Out" et les débuts de Sound Pellegrino ».
Pour chaque travail, je voulais explorer quelque chose

C’est dans cette jungle naissante qu’il rencontre Guillaume Berg – à l’époque manager, aujourd’hui directeur artistique de Bromance : « Il est devenu mon manager : on a fait une série de mixtapes, il m’a fait tourner et j’ai signé mon premier remix sur Sound Pellegrino pour Maelstrom. » Ensuite, Boston Bun décide aussi de le suivre chez Savoir Faire. Guillaume envoie sa musique à Pedro Winter. La rencontre sera fructueuse, ils vont même partager un studio dans le 18ème.

Dans la foulée, Pedro lui signe trois tracks sur Ed Banger : Le premier c’était "Housecall" en 2012. S’en suit une lignée d'EPs pour le club : "Pour chaque travail, je voulais explorer quelque chose. Pour Flasher, c'était un EP plus obsessionnel, répétitif. Pour We Got Soul, c'était plus vocal."

boston 

Du nouveau

À la fois DJ et réalisateur de ses propres clips, Boston Bun peaufine son dernier bijou (encore secret pour le moment) au Red Bull Studio de Paris : « C'est un EP de deux titres, j’ai gardé l’essentiel : une boite à rythme, une basse et une voix. Que des samples et des cuts de voix. C'est un EP taillé pour le club. » Mais Boston Bun veux aussi fédérer, il initie une résidence tous les deux mois au Badaboum. Le principe ? Faire se rencontrer des labels parisiens (ClekClekBoum, Marble) et jouer ensemble. Goûtons tous au Boston Bun ! 

Margaux Balloffet

--°--

10 armes secrètes de... Boston Bun

On vous rappelle le principe de la playlist des "10 armes secrètes de..." : une sélection de dix morceaux qui comptent vraiment pour l'artiste. Dix titres qu'il prend toujours avec lui, qu’il garde jalousement et qui composent la ligne essentielle de son set.

22h - 00h

00h - 2h 2h - 4h 4h - 6h AFTER PARTY !

--°--

Ses prochaines dates :
  • 24/10 Ajaccio, La Place
  • 31/10 Alicante, Métro Dance Club
  • 7/ 11 Utrecht, RAUW week end
  • 8/11 Amsterdam, RAUW week end
Retrouvez Boston Bun sur :